Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
plus de 1700 articles publiés depuis juin 2010

Page facebook Page google plus Page twitter Abonnement au flux RSS

Accueil > Analyses de l’actualité > Evolution des centres de pouvoir en Syrie : les Alaouites et le parti (...)

Evolution des centres de pouvoir en Syrie : les Alaouites et le parti Baas
Article publié le 10/07/2017

Par Matthieu Saab

Après la Première Guerre mondiale, les alliés victorieux, Britanniques et Français, démantèlent les anciennes provinces de l’Empire ottoman : la Palestine, la Transjordanie et l’Irak sont attribués aux Britanniques ; la Syrie et le Liban aux Français. La Syrie est divisée en cinq parties : le Liban et ses principales villes de Tripoli, Beyrouth, Sidon et Tyr ; la Syrie avec les villes d’Alep, Hama, Homs et Damas ; la région montagneuse du Jabal al-Druze avec la ville de Souaida ; le Sandjak de Lattaquié et enfin le Sandjak d’Alexandrette, qui en théorie fait partie de la Syrie mais qui bénéficie d’un statut d’autonomie (1).

Durant le mandat français (1920-1946), le nationalisme arabe développé par la communauté sunnite est considéré par la France mandataire, par les chrétiens et par les communautés mahométanes hétérodoxes (Druzes, Ismaïliennes et Alaouites) comme une menace. Les Français se rapprochent ainsi des Druzes et des Alaouites à qui ils accordent des régions autonomes minoritaires. Cette autonomie est étendue aux régions d’Alexandrette et de Jazira (2). Ainsi, la région de Jabal al-Druze devenue autonome en 1922 a un gouverneur et une assemblée élue. Les Alaouites dans la montagne derrière Lattaquié reçoivent également un statut autonome sous le contrôle français. En 1924, un Etat syrien comprenant Alep et Damas est créé ainsi qu’une région autonome, le Sandjak d’Alexandrette alors que les alaouites maintiennent leur indépendance. Les Etats druzes et alaouites sont des entités administratives autonomes séparées de la Syrie jusqu’en 1942 (à l’exception de la période 1936-1939) (3).

Avant l’indépendance, les nationalistes syriens sont représentés par le Bloc National (al-kutla al-Wataniya), qui recherche l’indépendance de la Syrie. Après l’indépendance et le retrait des troupes françaises en 1946, le gouvernement syrien abolit les particularismes et l’autonomie des minorités ethniques et religieuses développées précédemment par le mandat français. Ainsi, l’indépendance juridictionnelle accordée aux alaouites et aux druzes est abolie afin de créer un Etat central avec pour capitale la ville de Damas.

Le développement de la communauté alaouite

La lignée des Alaouites remonte à l’Imam Ali bin abi Talib (599-661), quatrième calife, cousin et gendre du prophète Mohammad. Les Alaouites originaires d’Irak émigrent vers Alep sous l’autorité de Hamadani (890-1004) qui s’appuie sur Hamdan al-Khusaibi (874-961), fondateur de la pratique religieuse alaouite.

Les Alaouites, persécutés par les Omeyades, les Abbasides, les Mamelouks et les Ottomans, se réfugient dans les montagnes de Lattaquié et ont eu recours à la « taqiyya » afin de protéger leur culture et de fuir les situations à travers lesquelles ils se sentent menacés. Ils partagent avec les chiites duodécimains des pratiques et des principes religieux comme l’unicité de Dieu, la justice de Dieu, la prophétie de Mohammad, la nature divine des douze Imams et le jour du jugement. Les Alaouites croient en la transcendance de Dieu et estiment, d’après le verset coranique al-Noor, que « Allah est la lumière du paradis et de la terre » (4).

Constituant 12% de la population syrienne, les Alaouites sont connus sous le nom de « nusayrîs » et de « ansaris » jusque dans les années 1920, et changent de nom sous le mandat français. L’Etat de Lattaquié est créé le 1er juillet 1922, et le 15 septembre, le contrôle judiciaire qui permettait aux sunnites de contrôler les alaouites est transféré à des juristes alaouites (5).

Sous le mandat, les Troupes spéciales du Levant sont créées par les Français et composées d’Alaouites (qui forment la moitié des huit bataillons d’infanterie), de Druzes, de Kurdes et de Circassiennes. Elles ont pour conséquence de sous-représenter les sunnites au sein des forces armées et de provoquer leur ressentiment (6). Les Alaouites exercent des missions de police et de renseignements (7). Rappelons en outre que sous l’Empire ottoman, ils représentaient la population paysanne pauvre travaillant pour des propriétaires sunnites et chrétiens, dans les régions montagneuses et à Lattaquié (8). En 1938, le revenu moyen des paysans s’élève à 22 piastres alors que le coût de la vie est d’environ 50 piastres, encourageant ainsi les Alaouites à s’enrôler dans les Troupes du Levant (9). Pour la première fois, les jeunes alaouites bénéficient d’un revenu stable dans un environnement au sein duquel ils se sentent en sécurité. L’enrôlement au sein des forces françaises a permis à la tradition militaire alaouite de s’épanouir (10).

Après 1949, lorsque les coups d’Etat remettent en cause la stabilité institutionnelle de la Syrie, les Alaouites commencent à dominer la vie politique syrienne. Comme un observateur de l’époque le souligne : « les principales unités de l’armée syrienne étaient commandées par des personnes d’origine religieuse minoritaire » (11). Contrairement aux Alaouites pour qui l’appartenance à l’académie militaire de Homs représente une ambition sociale et professionnelle, les riches sunnites arabes qui sont en général de grands propriétaires terriens commettent l’erreur historique de négliger la hiérarchie militaire. Leur mépris de l’armée les conduit à l’abandonner aux mains de leurs ennemis de classe, les Alaouites, qui se sont progressivement emparés des rouages de l’Etat syrien (12). Cependant, au sommet de la hiérarchie militaire, les sunnites occupent toujours les fonctions principales. Ainsi, les trois premiers coups d’Etat syriens qui se déroulent entre 1949 et 1954 sont dirigés par des sunnites. Entre 1954 et 1958, les officiers sont divisés. En janvier 1958, le « serment unitaire » est dirigé par des officiers sunnites. En septembre 1961, la fin de l’union avec l’Egypte est également dirigée par des officiers sunnites (13). Cependant, les conflits au sein de la hiérarchie militaire sunnite se généralisent permettant ainsi aux Alaouites de s’emparer des rouages de l’Etat syrien (14). En fait, les deux institutions nationales qui jouent un grand rôle dans la prise de pouvoir des Alaouites sont l’armée syrienne et le parti Baas.

Le parti Baas

Le parti Baas est fondé en 1940 par deux intellectuels : Michel Aflaq, un chrétien et Salah al-Bitar, un sunnite musulman, et est le produit d’un idéal séculaire et d’un nationalisme panarabe. En 1942, les deux fondateurs du Baas veulent imposer un mouvement qui combinerait « la recherche de la liberté (hurriyah) et l’unité (wihdah) de tous les Arabes et du socialisme (ishtirakiyah), c’est-à-dire la justice sociale pour les pauvres et les classes sacrifiées » (15).

En avril 1947, le premier congrès du parti Baas se tient lieu à Damas ; la majorité des congressistes est des Alaouites qui, comme les baasistes, recherchent l’indépendance des Arabes et leur unité, mais qui ont une vision sociale différente. En effet, si l’objectif de Michel Aflaq est d’imposer l’unité et le nationalisme, les congressistes recherchent en priorité la « justice sociale ». En septembre 1953, le parti Baas et le parti arabe socialiste fusionnent afin de créer le parti Baas socialiste et arabe qui va regrouper une grande partie des officiers alaouites (16), convaincus par l’idéologie séculaire, populiste et socialiste du Baas. L’idéologie du nouveau parti combine la recherche du sécularisme et du nationalisme panarabe ainsi qu’une approche non marxiste du socialisme et de la réforme sociale (17). L’idéologie du Baas promet aux populations minoritaires l’égalité sur la base de leur appartenance à la communauté arabe et non à leur appartenance à la communauté sunnite, et de mettre fin à toute discrimination politique et socioéconomique à l’encontre des populations non-sunnites. Mais la surreprésentation des communautés religieuses hétérodoxes mahométanes et chrétiennes au sein du Baas contribue à générer un ressentiment au sein de la population urbaine sunnite.

Durant l’union syro-égyptienne entre 1958 et 1961, les partis politiques syriens, y compris le Baas, sont dissous mais certains groupes alaouites s’organisent secrètement et maintiennent leur contrôle de la région de Lattaquié, leur permettant après la fin de l’union syro-égyptienne de s’imposer au niveau national (18). Des officiers baasistes syriens établis en Egypte forment une organisation secrète en 1959. Leurs chefs sont soit alaouites (Salah Jedid, Hafez al-Assad, Mohammad Omran), soit Druze (Hamad Oubayd). Les membres de cette organisation secrète voulant imposer le retour au pouvoir de l’armée syrienne sont connus sous le nom de Comité militaire et n’appartiennent pas aux rouages du parti Baas. Ils souhaitent la dissolution de l’union syro-égyptienne et le contrôle politique de la Syrie (19). Le 8 mars 1963, le Comité militaire, dont 5 des 14 membres sont Alaouites, prend le pouvoir à Damas (20). Le 18 juillet 1963, les officiers sunnites font les frais d’une prise de pouvoir des Alaouites ; en 1966 et en 1968 les communautés druzes et ismaïliennes sont à leur tour écartées du pouvoir permettant ainsi aux Alaouites de gouverner seuls la Syrie (21) jusqu’en 2011.

Structure du parti Baas

Le parti Baas a mis en place un maillage qui couvre toute la Syrie au niveau national, provincial et dans les districts. Au sommet de la hiérarchie baasiste se trouve le Commandement régional du parti qui détermine la politique nationale à suivre. Il est composé de 14 membres qui représentent la haute hiérarchie baasiste (22) : le Président, le Premier ministre, le président du Parlement, les vice-présidents et le ministre de la Défense sont représentés au sein de cette structure. La nomination de ses membres doit être approuvée par le Comité central du parti Baas qui est élu par le Congrès du parti tous les 5 ans. Les membres du Comité central occupent des positions stratégiques au sein de l’administration étatique, dans le corps diplomatique, les syndicats et les autres représentions étatiques réunies au sein de l’Union des journalistes, de l’Union des étudiants syriens et dans les services de sécurité et de renseignements. Au sommet de l’échelle se trouve le Comité militaire qui se réunit et qui agit secrètement alors qu’il a été officiellement dissous en avril 1965. Ce Comité joue un rôle clé afin de prendre les décisions stratégiques et de procéder aux principales nominations au sein de l’administration (23).

Au niveau provincial et au niveau du district (le gouvernorat et les municipalités), le parti syrien est représenté par des antennes locales et des sous-antennes appelées sections, groupes et cellules. Les antennes s’assurent que les décisions du parti et du gouvernement sont mises en œuvre dans les quatorze gouvernorats de province et supervisent la mobilisation des représentants du parti au niveau des sections, des groupes et des cellules. Ces antennes participent également aux tractations concernant le budget de l’Etat et la politique gouvernementale. Ils proposent des candidats pour diriger les gouvernorats (les gouverneurs sont généralement des membres du parti nommés par le président al-Assad) et les districts qui agissent en tant qu’intermédiaires entre le gouvernement et les antennes locales du parti.

Les membres des conseils municipaux sont choisis au sein du parti. Il en va de même des membres des antennes, des sections, des groupes et des cellules de l’armée. Celle-ci organise des élections afin de choisir ses représentants au sein des instances du Baas. Enfin, le commandement régional du parti supervise le travail des syndicats.

Cependant, dès le début de la guerre civile, la pratique gouvernementale va isoler le parti Baas et permettre aux services de renseignements, de sécurité et de l’armée d’imposer leur stratégie. Le Commandement régional a été relégué à un rôle secondaire et n’est plus à même d’appliquer la politique gouvernementale. Ce sont à présent le Comité central du parti, le Comité militaire, les services de renseignements et les représentants de l’armée qui imposent leur politique.

La perte d’influence du Commandement régional est liée à son incapacité à accomplir ses missions, notamment au sein de certains gouvernorats où les représentants du régime et de l’opposition continuent à se disputer le pouvoir. Il s’agit des gouvernorats de Houran, Hama, Homs, Deir-Ez-zor, Alep et de la banlieue de Damas (24).

Aujourd’hui toutes les antennes du parti Baas, que ce soit au niveau du gouvernorat ou du district, ne sont plus opérationnelles. Elles ne sont plus capables de diriger le processus politique, de transmettre des informations stratégiques au commandement régional ou des informations concernant l’économie et la vie sociale du pays. De plus, les secrétaires de ces antennes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie baasiste dans les provinces n’assument plus leurs responsabilités. Certains ont même déserté leurs fonctions comme à Houran, à Lattaquié, à Hama et à Homs. A Deraa, les membres du parti ont déserté depuis mars 2011. Progressivement, les membres des différentes antennes locales se sont effacés devant les forces de sécurité dans les quatorze gouvernorats. Certains ont même quitté le parti Baas. D’autres font l’objet de menaces provenant de l’opposition syrienne au pouvoir baasiste (25).

D’anciens dignitaires baasistes considèrent que plus de la moitié des 2,5 millions de membres du parti ont déserté depuis janvier 2011. Ses structures au niveau du district et provincial se sont délitées. Les conseils municipaux qui sont représentés par des membres du parti Baas ont également été désertés.

Ainsi, et étant donné la démoralisation et la démobilisation des membres du Baas, ce parti n’est plus à même de conduire le processus politique dans le pays et d’assurer le fonctionnement normal de l’Etat (26).

Le contrôle de l’éducation par le Baas

L’éducation joue un rôle majeur dans le dispositif baasiste. Depuis le début des années 1970, la politique éducative du régime a été organiquement liée à l’évolution politique du pays afin de consolider la supériorité du système économique et politique dominant conjointement avec la Constitution, les lois et les mécanismes qui permettent leur application (27). Dans l’article 21 de la Constitution de 1973, il est indiqué que l’objectif du système éducatif est de créer une génération de socialistes et de nationalistes arabes attachée à son histoire, à sa terre, fière de son héritage et habitée par l’ambition d’atteindre l’objectif national basé sur l’unité, la liberté et le socialisme afin de servir l’humanité (28). Grâce à la Constitution syrienne, le Baas dirige tous les aspects de l’éducation nationale et contrôle les nominations des responsables du système éducatif qui font l’objet d’un accord préalable du dispositif sécuritaire et présidentiel.
Les principes intellectuels et la vision de la société et de l’Etat du Baas imposent une politique éducative basée sur une « démocratie populaire ». Les dignitaires baasistes dirigent l’éduction grâce au bureau de l’Education et au bureau de l’avant-garde qui sont implantés dans les antennes provinciales du parti Baas et qui dirigent l’éducation primaire et secondaire. Le bureau de l’Education supérieure dirige l’éducation dans les universités et ses structures sont liées à celles du Baas.

Afin de renforcer les liens entre le système éducatif et le parti Baas, des organisations éducatives informelles ont été développées avant même que la Charte nationale et constitutionnelle ne les consolide. Ces groupes bénéficient d’une autonomie organisationnelle et d’un cadre légal et financier. Ils travaillent avec des élèves et des étudiants âgés de 6 à 24 ans afin d’encourager le développement d’une police éducationnelle formelle dont les objectifs se résument à travers l’« unité, la liberté et le socialisme » (29).

Cette éducation s’étend aux domaines de la culture, de la politique, de la santé, des sciences sociales, des sciences physiques, de l’éducation, du sport, des arts, de l’environnement et des sciences de l’information. Elle offre des activités diverses telles que des séminaires, des conférences, des ateliers, des compétitions, des débats, des festivals, des excursions, du volontariat, des rassemblements internationaux, des événements culturels, des forums socio-économiques, des échanges d’étudiants avec les universités internationales, la protection de l’environnement et identifie les étudiants brillants.

Ces institutions éducatives ont permis de renforcer le système des valeurs et des comportements baasistes tels que la loyauté au parti, l’obéissance au chef et la confiance en ses capacités, le dogmatiste, l’adulation, le rayonnement personnel au sein des centres de pouvoirs étatiques. Dans ces conditions, le patriotisme se reflète à travers la loyauté au parti et à l’Etat, l’obéissance aux lois et le respect de la responsabilité et des obligations de chacun. Ceci constitue l’Education nationale qui construit le sens des responsabilités et la fierté d’appartenir à une nation et à ses représentants politiques (30).

Les programmes éducatifs sont régulés à travers une gestion centralisée de la planification, de la direction, des procédures et des cursus standardisés. D’une manière plus générale, la liberté est limitée ainsi que le rôle des citoyens dans le processus de prise de décision et de formulation des objectifs, avec une faible participation individuelle au niveau de la mise en œuvre.

Elections du parti Baas en 2016

Le gouvernement de Bachar al-Assad a organisé le 13 avril 2016 des élections parlementaires dans un pays déchiré par les bombardements, les conflits régionaux et locaux et par le déplacement des populations. Les élections se sont déroulées dans les zones contrôlées par le régime et qui constituent 17% du pays alors que l’Etat islamique, l’Union kurde démocratique (PYD) et les autres forces d’opposition contrôlent le reste du pays. Dans les zones non contrôlées par le régime comme à Deir-Ez-zor, Idlib et Raqqa, les élections ont eu lieu dans des bureaux de vote installés dans des régions contrôlées par le pouvoir (31).
Ces élections ont été remportées par le parti Baas qui occupe la majorité des 250 sièges parlementaires. Elles se sont déroulées alors que les négociations de Genève entre l’opposition et les représentants du régime baasiste sont au point mort, et ne tiennent pas compte de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies qui sous-tend les pourparlers de paix de Genève III qui n’ont pas abouti (32).

Notes :

(1) Georges Antonius, « Syria and the French Mandate », International Affairs 13 n° 4 (juillet-aout, 1934), page 525.
(2) En ce qui concerne la France et les Minorités, voir Itamar Rabinovich, "The Compact Minorities and the Syrian State, 1918-45," Journal of Contemporary History 14, no. 4 (1979). Voir également Itamar Rabinovich, The View from Damascus : State, Political Community and Foreign Relations in Twentieth-Century Syria, Valentine Mitchell Press, 2008, pages 95-109.
(3) Tekdal Fildis, Roots of Alawite-Sunni Rivalry in Syria, Middle East Policy Council.
(4) Daniel Pipes, "The Alawi Capture of Power in Syria”, Middle Eastern Studies 25, no. 4 (Oct., 1989), pages 430 et 440.
(5) E. Rabbath, L’Évolution politique de la Syrie sous mandat, Paris, Marcel Riviere, 1928, page 185.
(6) J.C. Hurewitz, Middle East Politics : The Military Dimension, Frederick A. Praeger, 1969, page 153.
(7) Daniel Pipes, op. cit., page 438.
(8) Jaques Weulersse, Le Pays des Alaouites, Tours, Arrault, 1940, page 199.
(9) Hanna Batatu, "Some Observations on the Social Roots of Syria’s Ruling, Military Group and the Causes for Its Dominance”, Middle East Journal 35, no. 3 (Summer, 1981), page 334.
(10) Patrick Seale, Asad of Syria : The Struggle for the Middle East, University of California Press, 1989, page 18.
(11) Nikolas Van Dam, The Struggle for Power in Syria : Politics and Society under Asad and the Baath Party, 4th ed., I.B. Tauris, 2011, page 28.
(12) Patrick Seale, op. cit., page 39.
(13) Nikolas Van Dam, op. cit., page 29.
(14) Daniel Pipes, op. cit., page 441.
(15) John F. Devlin, "The Baath Party : Rise and Metamorphosis", The American Historical Review 96, no. 5 (December, 1991), page 1397.
(16) John Galvani, "Syria and the Baath Party", pages 3-16 in MERIP Reports, no. 25 (February, 1974), page 6.
(17) Itamar Rabinovich, "Arab Political Parties : Ideology and Ethnicity", in The View from Damascus : State, Political Community and Foreign Relations in Twentieth-Century Syria, Vallentine Mitchell Press, 2008, page 127.
(18) Avraham Ben-Tzur, "The Neo-Baath Party in Syria," New Outlook 12, no. 103 (Jan. 1969), page 27.
(19) Galvani, "Syria and the Baath Party", page 6.
(20) Par la suite, les officiers alaouites dans l’armée syrienne représentent 90% des effectifs. cf. Nikolas Van Dam, op. cit., page 32.
(21) Mahmud A. Faksh, "The Alawi Community of Syria : A New Dominant Political Force," Middle Eastern Studies 20, no. 2 (April, 1984), page 144.
(22) Souhail Belhadj, The Decline of Syria’s Baas Party, Carnegie Endowment for International Peace, le 5 décembre 2012 http://carnegieendowment.org/2012/12/05/decline-of-syria-s-baath-party-pub-50258
(23) Ibid.
(24) Ibid.
(25) Ibid.
(26) Ibid.
(27) Raymon al-Maaloli, The Ideology of Authority : 50 Years of Education in Syria, The Washington Institute for Near East Policy, http://www.washingtoninstitute.org/fikraforum/view/the-ideology-of-authority-50-years-of-education-in-syria
(28) Ibid.
(29) Ibid.
(30) Ibid.
(31) Mohammed al-Khatieb, Bashar basking in Baath Party Victory, al-Monitor, le 27 avril 2016 http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/04/syria-parliamentary-elections-opposition-baath-regime.html
(32) Ibid.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

Découvrez les rubriques et articles rédigés par des specialistes du Moyen-Orient
Portraits historiques
Portraits contemporains
Entretiens
Analyses historiques
Historiques des Etats du Moyen-Orient
Dates anniversaire


Les pays traités : Algérie, Arabie Saoudite, Autres pays, Bahrein, Egypte, Emirats Arabes Unis, Empire ottoman, Etats-Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Libye, Maroc, Méditerranée, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yémen
© Les clés du Moyen-Orient - Mentions légales - Design : Katelia - Réalisation : Gaiaservice