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Comment l’histoire explique l’actualité d’Alep. Partie 1. Alep, ville pérenne dans l’Histoire
Article publié le 07/11/2016

Par Jean-Claude David

Jean-Claude David est actuellement chercheur associé à l’équipe Archéorient du CNRS dans la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, à Lyon (France).

Alep, carrefour géographique

Gardons-nous de tout déterminisme même si des facteurs semblent rester déterminants depuis le passé le plus ancien de la ville. Au troisième millénaire avant notre ère, ou plus anciennement lors de la néolithisation, on peut déjà repérer des facteurs qui ont favorisé la fondation et le développement des villes du croissant fertile et peuvent expliquer la pérennité et l’importance d’Alep et de Damas, mais aussi de Homs et de Hama, donner des raisons de l’extinction de certaines et de la permanence des autres.

L’acropole d’Alep devenue la Citadelle, aménagée au cours des siècles, a une valeur défensive, mais cette butte était surtout un haut-lieu religieux, site d’un temple du grand dieu de l’atmosphère, appelé de différents noms, Hadad, Haddu, Ada, Ba‘al, Teshub (Hittite), ou encore « le dieu d’Alep » important pour toutes les populations du Moyen-Orient, lieu de pèlerinage. Le temple du troisième millénaire a été repéré. Les fouilles reprises depuis 1996 ont dégagé les bas reliefs en basalte de l’orthostate dont certains datent du XIVe siècle avant notre ère, mais aussi des fondations beaucoup plus anciennes. La fréquentation du temple a baissé progressivement pendant la période hellénistique et romaine, parallèlement au déclin de la ville. Des églises puis des mosquées ont remplacé sur l’acropole le vieux sanctuaire oublié.

Alep est aussi longée par un petit cours d’eau, indispensable à une agriculture vivrière. Ses rives avaient donné naissance à d’autres localités antiques, qu’Alep avait éclipsées.

Mais le facteur le plus important de la pérennité d’Alep est sans doute sa situation dans l’isthme syrien, sur le passage le plus court entre la Méditerranée et l’Océan Indien par l’Euphrate, carrefour entre la Méditerranée, l’Asie et l’Afrique. Ebla à 75 kilomètres au sud et d’autres villes de l’âge du Bronze dans une situation comparable ont disparu anciennement, alors que certaines, relativement proches d’Alep aussi, Antioche, Apamée, avaient eu plus d’importance qu’Alep dans l’Antiquité Classique, avant leur déclin.

Un récit daté de 1765 avant notre ère, lu sur une tablette d’argile, du long voyage de Zimri-Lim, roi de Mari en direction de la Méditerranée est significatif : Alep/Halab ou Yamkhad est une étape importante de l’itinéraire de Zimri-Lim, d’abord par sa position entre le coude de l’Euphrate et la Méditerranée. De ce fait, les alliances avec le pouvoir alépin sont essentielles pour le roi de Mari. A partir d’Alep, son beau-père, le roi Yarim-Lim d’Alep, sa femme, son fils et une suite nombreuse l’accompagnent jusqu’à Ugarit, dont le roi est l’un des vassaux de Yarim-Lim. Ils séjournent un mois à Ugarit où ils rencontrent des marchands crétois et chypriotes, qui entretiennent des échanges déjà importants avec le Moyen-Orient.

Alors que les ports sur la méditerranée comme Ugarit puis les ports phéniciens, étaient surtout un débouché et un lieu d’embarquement sur un axe est-ouest, Alep était au carrefour entre ces voies est-ouest et un axe terrestre nord sud, carrefour qui lui permettait outre le contrôle d’accès à la Méditerranée et aux routes de la Perse et de l’Océan indien par l’Euphrate ou par l’Anatolie, suivant les périodes, celui des routes vers la Palestine et l’Égypte au sud. Alep a été la capitale de royaumes dont les territoires pouvaient être vastes, mais son importance s’est réduite pendant les périodes hellénistique et romaine pour reprendre progressivement dans l’empire byzantin puis après la conquête arabe et musulmane.

Damas, aussi ancienne qu’Alep sans doute, était moins bien située sur les axes est-ouest, rendus difficiles vers l’ouest par les chaînes côtières et vers l’est par une vaste zone semi désertique en direction de la Mésopotamie ; la piste de l’Orient par Palmyre, plus au nord, passait par Homs et débouchait sur la Méditerranée par une large trouée dans les chaînes côtières. Damas était sans doute née de ses sources abondantes et de son oasis exceptionnellement riche et étendue : sa fonction était plus régionale au sens large, mais son potentiel d’ouverture lointaine était moins favorable que celui d’Alep.

Au cours des siècles, Alep a généralement su tirer parti de sa situation privilégiée dans ce carrefour des continents et des mers, avant que les frontières nationales actuelles et les hiérarchies administratives développées à l’intérieur de ces frontières ne la réduisent au rôle de chef lieu d’une petite région de la Syrie actuelle.

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Picture released in the 30s of the Citadel of Aleppo, Syria. STRINGER / AFP

Alep au Moyen Âge et à l’époque ottomane sur le plan politique

La pertinence de la question dépend de ce que l’on entend par « politique ».
Alep a été comme Damas une capitale de royaumes et donc le site du gouvernement d’États dans l’Antiquité pré-hellénistique puis au Moyen Âge, à côté d’autres Cités-États, mais Alep, contrairement à Damas n’a pas été le centre d’un vaste empire.

Paradoxalement, Alep est à la fois un site frontière et un carrefour. D’une part, elle se trouve sur une ligne de contact entre des espaces naturels et culturels très différents, les reliefs de la côte méditerranéenne, la steppe syrienne, les plateaux anatoliens, la Djéziré ouverte vers la Mésopotamie, et d’autre part, elle est souvent un lieu d’échanges entre des espaces politiques différents et ennemis, périodiquement en guerre (par exemple les guerres saisonnières entre les Byzantins et les Arabes qui s’apparentent à des rezzous) dont les champs de bataille sont souvent proches d’Alep. Après la période Omeyyade où Damas est la capitale d’un immense empire arabe qui durera moins d’un siècle, Alep et Damas s’installent progressivement dans une quasi égalité de niveaux administratifs, toutes deux dépendant d’une capitale lointaine, d’abord Bagdad, puis Le Caire, et enfin Istanbul.

Pendant plusieurs siècles, Alep musulmane est une base pour une conquête espérée de territoires restés byzantins plus au nord, puis après leur recul elle est une rivale des sultanats de Rum, des Seljoukides et des beylicats d’Anatolie, liés plus ou moins formellement au califat abbasside de Bagdad, puis sous les dynasties Zankides et Ayyoubides elle est une forteresse de la résistance aux royaumes Croisés, à l’ouest, au nord et à l’est, et enfin une base d’échanges avec eux, avant d’être un point d’appui de leur reconquête. Dans l’espace mamelouk, Alep reste pendant plusieurs siècles très proche de sa frontière nord sur le Taurus, place forte et centre régional dans la dépendance du Caire, parfois en conflit avec les beylicats d’Anatolie, parmi lesquels émergera le pouvoir ottoman. L’organisation territoriale de la Syrie se confirme alors : mise en place par l’administration mamelouke, elle repose sur ses deux régions historiques principales, celle de Damas et celle d’Alep. D’autres villes émergent mais restent moins importantes.

En 1516, Alep est occupée par les armées du sultan d’Istanbul et devient ottomane, de même que Damas. Elle se trouve enfin dans un très vaste ensemble, où elle est un élément important d’un réseau de liens et d’échanges dans un système de domination dont Istanbul est le centre. Elle est une de ces villes, ancrages sédentaires dans l’Empire, séparées par les territoires de parcours des pasteurs nomades et caravaniers, autres groupes « organisés » difficiles à contrôler malgré les efforts répétés de l’administration ottomane dans le sens d’un « aménagement régional », au moins au XVIe siècle puis au XIX-XXe siècles.

Dans l’Empire ottoman, Alep, pas plus que Damas, n’est une capitale, sinon de province (pachalik), comme Tripoli puis Saïda, autres chefs lieux de provinces syriennes. Jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, Alep ne dépend pas de Damas qui n’est pas un échelon supérieur à celui d’Alep dans une hiérarchie ottomane. Alep rend des comptes à la capitale Istanbul et fonctionne suivant ses propres intérêts et ceux de l’Empire et du sultan. Les tensions régionales et locales sont parfois traitées par Istanbul en faisant intervenir les janissaires de Damas contre ceux d’Alep, par exemple au XVIIe siècle.

Les villes sont régulées par des mécanismes internes de contrôle et des jurisprudences qui participent à la résolution des problèmes locaux, dont elles rendent compte à l’administration très centralisée en principe et au sultan à Istanbul. Le système des waqf-s permet à des édiles et à des gouverneurs ottomans de mettre en place les infrastructures matérielles des services communs qui font fonctionner la ville, notamment les lieux des activités économiques et de la religion, infrastructures dont le statut particulier n’est plus celui de propriété privée mais de donations pour la religion et la bienfaisance : l’emprise des biens waqf-s est considérable à Alep et représente près de 70% des souks et des khans centraux.
Les hauts fonctionnaires de l’administration ottomane et des notables locaux participent à l’assemblée du diwan.

En fait, le politique se situe alors à la rencontre des intérêts privés, de ceux des groupes et de ceux de la capitale Istanbul, mais un pouvoir réel réside dans ce qu’on appelle maintenant la « société civile » qui ne se limite pas aux élites et qui organise la vie dans le quotidien de l’espace domestique et des quartiers et dans celui des activités économiques et des souks, entités représentées par les cheikh de professions ou de souks et les cheikh des quartiers. Dans ce contexte local étroit et dans les relations avec Istanbul et les autres régions de l’Empire, le politique reste très limité. Le fonctionnement d’une ville comme Alep a changé et la municipalité entre autre joue maintenant un rôle essentiel, mais les vieux fonctionnements marquent encore les mentalités.

Il faut attendre les luttes nationalistes contre le « joug ottoman » au XIXe siècle puis contre la colonisation par le mandat français, pour voir les Syriens retrouver un goût pour les engagements politiques et les partis, dans les villes et les régions, y compris dans les tribus. Cette période faste du politique a duré plus d’un siècle, y compris les décennies d’après l’indépendance. Elle a pris fin dans l’union de la Syrie avec l’Égypte (1958-1961), dans les coups d’état divers et notamment baassistes (1963) et la montée du pouvoir assadien. Dans les périodes des luttes nationalistes, Alep et Damas ne sont pas réellement rivales, mais s’ignorent et souvent chacune joue son propre jeu, régional, comme lors de la résistance contre l’occupation française qui commence au nord de la Syrie (1919-1921) aidée mais non organisée par Alep, avec Ibrahim Hanano, et se termine à Damas après 1925 sans avoir été réellement coordonnée.

Mais Damas capitale prend le dessus dès le mandat français et Alep se cantonne petit à petit dans un rôle de métropole industrielle et commerciale.

Alep, carrefour de communication et commercial

Alep hérite des avantages naturels et des liens potentiels qu’elle active en fonction des opportunités et de la situation politique locale et régionale : la ville s’adapte en mettant en oeuvre les différents atouts que lui fournit sa situation. La province, wilayet ou pachalik, d’Alep, les autres provinces ottomanes de la Syrie, mais aussi le contexte plus large, évoluent pendant le siècles ottomans : les relations de l’Empire avec la Perse sont souvent tendues, ainsi que ses rapports avec sa province d’Égypte. Ces voisinages concernent Alep bien sûr ; les régions de l’Empire en Méditerranée, en Europe, dans les Balkans, sont souvent remuantes. Mais dans ce vaste Empire, Alep est généralement éloignée des zones de conflit (sauf avec la Perse) et peut profiter de la diversité de ses liens. Elle reste longtemps la troisième ville de l’Empire ottoman, après la capitale Istanbul et après Le Caire, avant Damas, Tripoli du Liban, Tunis, Smyrne, Bursa, d’autres grandes villes dans l’Empire.

Comme Damas, Alep s’inscrit dans des territoires dissymétriques, distendus et émiettés dans certaines directions. Mais le poids économique, le mirage social et économique qu’Alep représente n’est pas réellement concurrencé avant le XIXe siècle par Damas à 400 kilomètres au sud. Les liens d’Alep, outre l’accès à la Méditerranée, sont orientés surtout vers le nord et l’est, Mossoul, Bagdad, Bassorah et le Golfe, Diyarbakir et Urfa au nord-est, les villes d’Anatolie centrale et occidentale plus enclavées ou moins importantes. La capitale Istanbul est à près de 1200 kilomètres. La plupart de ces villes sont beaucoup plus petites qu’Alep et éloignées entre 500 et 1000 kilomètres. Dans l’espace qui les sépare d’Alep, celle-ci reste une métropole économique et une sorte de mythe pour les populations et notamment des minorités, kurdes, chrétiens, (au XIXe siècle par exemple)…. un centre convoité qui n’a pourtant pas le pouvoir de constituer l’unité politique et territoriale autour d’elle.

Les équipements et les services qui font la ville, existent même dans les plus petites, mais leur nombre et leur qualité sont proportionnels à l’importance de la ville, à sa richesse et à son activité économique. Alep est bien la ville la plus riche de l’Empire ottoman, après Istanbul et Le Caire, un peu avant Damas sans doute. L’importance de ses souks et le nombre de khans monumentaux (caravansérails) en témoignent, qui ne peut se comparer qu’à ceux du Caire et d’Istanbul. Les rapports commerciaux rédigés par les consuls en poste à Alep montrent que la ville est encore prospère au XVIIIe siècle et que les échanges commerciaux sont encore équilibrés même avec l’Occident (Sauvaget 1941). Les hommes d’affaire alépins savent encore profiter des opportunités, comme par exemple l’exportation vers l’Europe des indiennes qu’elle fabrique, avant le développement des manufactures en France. La vigueur des exportations d’Alep se manifeste dans la construction de dizaines de qaysariyyas, bâtiments collectifs où sont concentrés des ateliers, hors des souks, en ville et dans les quartiers nord aux XVIIe et XVIIIe siècles.

D’autres phases de prospérité se manifestent pour Alep dans les dernières décennies de l’Empire ottoman avec le début de la reconquête des zones d’agriculture sur les pasteurs nomades, puis à l’époque mandataire française avec la culture du coton irrigué sur des terres appartenant à des grands propriétaires alépins, ou louées par eux, entrepreneurs qui souvent étaient aussi propriétaires des usines d’égrenage et des filatures nouvellement fondées, premières industries mécanisées dans la région, puis avec le boom du blé au moment de la guerre de Corée. On constate aussi qu’Alep exportait encore quantités de tissus divers, en soie, fibres artificielles, coton, laine, de sa fabrication traditionnelle, dans sa région, en Anatolie, au Yémen, au Soudan, au Maghreb, jusque dans les années 1950 peu avant l’extinction complète de ces activités deux décennies plus tard.

Puis, après une période de profond déclin avec les nationalisations et les réformes agraires au temps de l’Union avec l’Égypte et les débuts du Baath, il faut plusieurs décennies pour qu’elle retrouve sa prospérité grâce à la faveur de Bachar al-Assad et avec les nouvelles lois de libéralisme économique et grâce au capital reconstitué par ses entrepreneurs. Le développement des industries textiles modernes et d’autres secteurs (pharmacie plasturgie, etc.), fondés sur la construction de dizaines d’usines clés en main dans de très vastes zones industrielles, est vif dans les années 1990-2000. Mais cet essor qui marque la ville par des signes évidents de modernisation et de prospérité est ralenti par la libéralisation des échanges, avec les accords de libre échange signés par la Syrie en 2005 et 2007 dont profite notamment le concurrent Turc, destructeurs pour une économie longtemps protégée. En 2009, les exportations turques vers la Syrie ont progressé de 27 %, tandis que les exportations syriennes vers la Turquie ont baissé de 48 %. Des faillites de grosses entreprises d’Alep répercutent ces mauvais résultats quelques années avant de début de la guerre syrienne (Cyril Roussel et alii 2014).
Les nouvelles usines ont été pillées après 2012, leurs machines vendues en contrebande en Turquie, l’activité disparue, l’économie mise en sommeil.

Le plan politique à Alep à partir de l’indépendance : le centralisme et la montée de la corruption conduisent à une mise en dépendance presque absolue du pays et d’Alep

Après l’épisode des réformes agraires et des nationalisations pendant l’union avec l’Égypte (1958-1961), la bourgeoise d’Alep, commerçante et d’affaires, est sans doute la plus maltraitée. Alep est la ville à abattre, ennemie du régime, systématiquement desservie par les plans quinquennaux et pour le financement des projets. D’autres villes et les projets pour l’agriculture et l’irrigation sont favorisés dans le but louable de rééquilibrer les régions et les villes en aidant celles qui ne sont pas « naturellement » enclines à développer une économie moderne. Sous Hafez al-Assad, jusqu’aux années 1980, la corruption est moins visible et une certaine « pureté » socialiste est encore de mise. La construction du barrage Assad sur l’Euphrate et la réforme agraire, malgré les ratés, ont des effets positifs.

La fin des années 1970 voit se développer, surtout à Alep, une fronde anti Assad, animée par une opposition en partie islamiste (les Frères musulmans), mais aussi favorable à un libéralisme économique et à des réformes, à laquelle adhèrent des notables musulmans issus de la vieille aristocratie citadine. D’autres villes sont touchées de façon moins virulente, comme Damas ou Homs, puis les événements de 1982 à Hama sont tragiques. Alep est à nouveau punie pour sa fronde, investie et quadrillée par l’armée pendant un an en 1979-80, mais après le bâton, la politique de la carotte est pratiquée et progressivement Alep rentrera en grâce…

Après la mort de son père en juin 2000, Bachar al-Assad développe un mouvement favorable aux villes, animé par le libéralisme économique et la volonté de développer l’économie du pays : Alep en profite, et la ville se modernise et consomme, avec la création de malls, centres commerciaux et de supermarchés, le rétablissement des transports en commun, la réalisation d’infrastructures urbaines, de jardins, l’installation de dizaines de grandes entreprises textiles clés en mains et pour d’autres productions industrielles. Les investissements pour la rénovation des infrastructures dans les quartiers anciens sont efficaces, ainsi que les investissements touristiques et la restauration de nombreux monuments et de parties du tissu urbain historique. La bourgeoisie capitaliste, qui prospère, est sans doute devenue un soutien du régime, et Bachar al-Assad compte peut-être sur elle pour tenir la ville, au moins pour ne pas ajouter de problèmes. La prospérité économique avait aussi profité aux populations plus démunies des quartiers de l’est.

Ces facteurs peuvent expliquer le délai d’un an avant que la ville ne soit prise par la guerre avec l’entrée des rebelles en juillet 2012. Leur entrée en ville, ainsi que les provocations du régime enclenchent les processus de violence. La militarisation du conflit est considérée par le pouvoir comme le meilleur moyen de mater les manifestations non armées d’une opposition pacifistes qui se maintenait et s’exprimait à Alep et ailleurs en Syrie.

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