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Administration française en Syrie et au Liban

Par Anne-Lucie Chaigne-Oudin

En Syrie et au Liban à l’époque du mandat, la France met en place une administration mandataire, qui dépend du ministère des Affaires étrangères.

Le haut-commissaire, nommé par le gouvernement français et relevant du ministère des Affaires étrangères, est chargé de la gestion du mandat, de l’organisation des territoires et de l’élaboration des lois. Le haut-commissariat est basé à Beyrouth, à la résidence des Pins. Plusieurs services dépendent du haut-commissariat, et ont été fixés par l’arrêté du 17 mars 1921. Il s’agit des services du secrétariat général, du bureau du personnel, du bureau diplomatique, du bureau des renseignements, des services juridiques, de la justice, de l’enseignement, de l’agriculture, de l’immatriculation foncière, de l’hygiène, de l’archéologie et des beaux arts, des finances et des travaux publics. Tous ces services sont gérés par le secrétaire général. Il s’occupe également de la correspondance officielle. Il n’existe pas de corps spécifique pour le recrutement et la formation des fonctionnaires français en poste au Levant, et de façon plus générale dans les mandats, à la différence des colonies avec les administrateurs coloniaux et des protectorats avec les administrateurs civils. Le personnel en poste au Levant provient donc des administrateurs des colonies, et n’a pas de ce fait la formation adéquate à la nouvelle forme juridique du mandat.

A Paris, la sous-direction Asie-Océanie du Quai d’Orsay a en charge le dossier de la Syrie et du Liban, mais celui-ci est transféré en 1926, date de la révolte druze, à la sous-direction Afrique qui est en charge des protectorats d’Afrique du Nord. Cette sous-direction prend alors le nom d’Afrique-Levant, mettant en évidence l’importance que la France accorde à ses intérêts musulmans.

Bibliographie

Pierre FOURNIE, L’administration française au Levant 1918-1930, thèse de l’école des Chartes, 1986, 301 pages.
Jean-David MIZRAHI, Genèse de l’Etat mandataire, Publications de la Sorbonne, Paris, 2003, 462 pages.

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